2 c’est mieux: Twitter sur Netvibes

Vous pouvez consulter une rapide sélection d’usagers Twitter via une page Netvibes! Et si vous créez votre propre page Netvibes, vous aurez la possibilité d’intégrer une large panoplie de vos informations préférées: catalogue de bibliothèque (Ariane 2.0 par exemple), météo, dictionnaire, etc.

netvibes_twitter

Merci à Benoit Descary qui a fait un billet pour souligner la fonction « glissez et suivez » de Netvibes.

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Vidéos pour comprendre le livre électronique

L’excellent contenu du blogue « eBouquin » est maintenant enrichi de présentations vidéo sur DailyMotion et YouTube ! Pour mieux comprendre la lecture du futur et les tablettes de lecture…

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USA Today à la Netvibes

USA Today propose son « Newsdeck » pour présenter les grands titres de ses différentes sections. Ce sont des « widgets » (gadgets Web) qui permettent de naviguer facilement dans l’information notamment avec une fonction de défilement.

C’est une approche « à la Netvibes« , mais utilisant les fils RSS sans que ça ne paraisse, les possibilités de personnalisation en moins. USA Today expérimente cette approche afin de tester comment les usagers veulent trouver leurs nouvelles et consulter l’information.
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Via Techcrunch

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Une histoire du design graphique

Une exploration rapide pour la danse des souris du vendredi!

Une histoire du design graphique allant du symbole jusqu’au déconstructionisme en passant par l’écriture manuscrite.

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Bonne fin de semaine!

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Phèdre 2.0 et la culture de l’imprimé

Par Lorenzo Soccavo

Prospectiviste du livre et de l’édition, conférencier et auteur, entre autres de “Gutenberg 2.0, le futur du livre” (M21 éditions) Lorenzo Soccavo pratique depuis 2004 une veille quotidienne sur les évolutions du livre et de son marché. Passionné de lecture et du Web 2.0 il cherche à mobiliser l’interprofession francophone du livre autour des enjeux qui se cristallisent aujourd’hui sur le monde de l’édition, avec l’émergence de nouveaux dispositifs et de nouvelles pratiques de lecture…


J’écris ce texte assis sur le canapé et l’ordinateur éteint. Je l’écris avec un stylo Bic sur un vieux cahier Clairefontaine. Qu’est-ce que cela prouve ? Seulement que je suis un immigrant du numérique et que l’humanité n’en est qu’à l’an 2009 après J.-C.

Après l’âge de l’imprimerie…

Frédéric Barbier, dans son “Histoire du livre”, dont la deuxième édition vient de sortir chez Armand Colin, rappelle qu’en 1775, Malesherbes proposa une première « analyse théorique des sociétés humaines en fonction de l’évolution de leur média principal ».

Celle-ci reste éclairante, car c’est toujours aux lumières du passé que l’homme devrait se diriger dans l’avenir.

Au premier âge, pour Malesherbes : « de la parole et de la convention verbale », succéda logiquement le deuxième, celui de l’écriture, de laquelle nous savons combien Socrate se méfiait (se référer au “Phèdre“, Phèdre 1.0 (sic) de Platon).

L’écriture, liée à la capacité de lire, et donc aussi à la possession ou à l’accès aux dispositifs de lecture, l’écriture a confisqué des siècles durant (c’est-à-dire jusqu’à l’expansion de l’imprimerie au 16e siècle) le pouvoir de la parole, au profit d’une élite religieuse et politique. Malesherbes parlait pour cette époque d’ « administration clandestine ».

Le troisième âge est celui de l’avènement de l’imprimerie, laquelle, pour Malesherbes : « a multiplié les avantages que l’écriture a procurés aux hommes et en a fait disparaître les inconvénients [en] donnant à l’écriture la même publicité qu’avait la parole dans les premiers âges… ».

Que nous réserve le quatrième âge, celui de l’après imprimerie ?

2000-2025

Nous sommes aujourd’hui en 2009. En prenant en compte la théorie de la singularité technologique, selon laquelle, observant la tendance exponentielle de l’évolution des technologies et des découvertes, nous devrions durant les prochaines décennies faire, tous domaines concernés, un gigantesque bond en avant, et en pondérant ses effets probables par la force d’inertie de groupes de pression corporatistes, guidés par leurs contraintes économiques et leurs intérêts financiers, nous pouvons, je pense, comparer la tranche 1450-1500, à celle 2000-2025 que nous traversons.

Continuité ou ruptures ?

L’étudiant Phèdre donc, mis en scène par Platon dans son discours éponyme, était un “alphabetical writing native”, un natif de l’écriture alphabétique. Luther, qui utilisa au maximum les possibilités de communication et de propagande qu’apportait la nouvelle technologie de l’imprimerie à caractères mobiles, était un “print native”.

Les e-books qu’édite aujourd’hui Publie.net, la maison d’édition de François Bon, ne seront rien d’autres que des e-incunables au regard des générations futures (mais c’est déjà bien en 2009).

Le signe typographique aujourd’hui non imprimable, appelé pied-de-mouche, servait au temps des manuscrits à signaler le début des paragraphes. Les moines copistes du moyen-âge en recopiant, en ajoutant au contenu initial, en agrégeant de l’information de sources multiples, en la commentant, voire en commentant les commentaires comme cela se pratique depuis la nuit des temps dans la culture hébraïque, les moines travaillaient déjà en mode participatif, que nous retrouvons aujourd’hui avec les blogs et les Wikis.

Les “Roues à livres” du 16e siècle permettaient de pratiquer une lecture hypertexte sans électricité ni ordinateur (sur une dizaine d’ouvrages). Les débuts de l’imprimerie connurent jusqu’à… (jusqu’au 19e siècle ?) une explosion du piratage et de la contrefaçon, dont la fameuse Encyclopédie de Diderot et d’Alembert fut amplement victime.

Si nous concevons le livre en termes de dispositif de lecture, l’interface codex a préexisté aux rouleaux, avec les tablettes d’argile empilées et réunies par des lanières de cuir. Nos ancêtres lecteurs passèrent, ensuite, aux rouleaux, et, plus précisément, du volumen antique, à déroulement horizontal, dans le maniement duquel se retrouve le geste d’un livre relié que l’on ouvre, au rotulus médiéval, à déroulement vertical, qui préfigure la lecture par défilement sur écrans d’ordinateurs, apparue au cours du 20e siècle. Dans les deux cas le texte figurait en colonnes, comme plus tard dans la célèbre Bible de Gutenberg (vers 1461). Une mise en page que nous retrouvons encore aujourd’hui, notamment dans la presse, dans des ouvrages encyclopédiques, ou sur des blogs.

Ce petit jeu peut sembler idiot, mais de tels retours vers le passé démontrent clairement qu’à l’évidence il y a plus de continuité que de ruptures dans les mutations que vit aujourd’hui le monde du livre et de l’édition.

Les livres doivent pouvoir le faire…

Tout organisme et toute organisation doit pouvoir stocker et traiter, recevoir et émettre de l’information. Nous le faisons. Les animaux le font. Les gouvernements le font. Les ordinateurs le font. Et pour les natifs du numérique (digital native) les livres doivent maintenant pouvoir le faire eux aussi.

Ce que nous vivons en 2009 cumule ce que vécurent, différemment, chacun à leur manière, Socrate (conservateur) et Luther (réformateur).

Davantage que les nouveaux dispositifs de lecture (nous constatons quotidiennement l’incapacité des tablettes e-paper à répondre aux attentes de lecteurs auto-formés à de nouvelles pratiques de lecture) ce sont les pratiques de recherche et de consultation d’informations, d’écriture et de lecture, qui mutent depuis le Web 2.0 (et j’entends “depuis” dans sa double acception : de lieu et de temps).

Or ces pratiques, écriture et lecture, conditionnent, tant les facultés de concentration et de mémorisation, que celles de compréhension et de réflexion, ainsi donc que d’argumentation, et donc de socialisation et de création. Tout notre savoir être au monde.

Les livres papier ne disparaitront pas…

Les livres papier ne disparaitront pas pour deux raisons.

La première est la pléthorique surproduction d’ouvrages imprimés de toutes sortes depuis 1450 jusqu’à nos jours et ce pour encore quelques années (combien ?). Fort heureusement, il nous reste encore aujourd’hui nombre d’incunables (imprimés du 15e siècle) et des ouvrages antérieurs, manuscrits sur codex et sur rouleaux notamment. Seulement avec ce que la France continue à produire par an d’exemplaires papiers, il faudrait bien un millénaire avant que les livres, si cela était possible, disparaissent de la surface de la Terre. Et encore faudrait-il y mettre une volonté acharnée et mauvaise, ce que nul ne pourrait souhaiter.

La seconde est qu’aujourd’hui, la probabilité de voir se multiplier avec succès (pour combien de temps ?) des services d’impression à la demande (POD) et de livres à la carte et/ou autoédités, avec un tirage minimum en impression numérique, apparaît de plus en plus élevée. Raisonnablement, il ne faut pas non plus exclure la pérennité d’une production papier pour les livres d’art et d’artistes, des exemplaires en tirages limités pour bibliophiles, etc.

Mais ne nous y trompons pas : les courbes des ventes de livres papier et d’e-books finiront par se croiser et s’inverser à court terme (quand ? avant ou après 2015 ?), et ce jour-là, la production basculera de l’imprimé au numérique.

Il faut garder présent à l’esprit le fait que les parts de marché de l’imprimé sont de toutes façons déjà minoritaires dans l’ensemble des grands groupes financiers internationaux, qui contrôlent depuis plusieurs décennies les trois quarts des marques éditoriales et investissent en masse dans les (nouveaux) médias (ce d’autant plus que les marges bénéficiaires sur les livres sont minimes).

Le déclin de la culture de l’imprimé

Aussi, à moins d’être inconscient ou tenue en joue par des intérêts financiers corporatistes, il nous faut bien dorénavant concevoir la disparition à brève échéance (une décennie ? deux ?), la disparition de l’écriture manuscrite (ce dont le micro-blogging n’est qu’un symptôme parmi beaucoup d’autres) et de la culture de l’imprimé, lesquelles, écriture manuscrite et culture de l’imprimé, induisent toutes deux une lecture linéaire, et maintiennent la pensée, limite le champ et la portée de notre réflexion, dans les sillons de leurs tracés horizontaux.

L’évolution n’est pas tant technologique que cognitive, voire, civilisationnelle. Elle relève d’une conversion d’une perception analogique à une vision panoptique. Elle remet en jeu, dans un vaste processus d’acculturation, les rôles conjugués de la mémoire, de la transmission de la connaissance, de la nature et du statut des savoirs.

Vers une bibliosphère en rhizome

Les mutations à la confluence desquelles se retrouve aujourd’hui le livre imprimé, se traduisent sur le terrain dans une reconfiguration de la traditionnelle chaîne du livre linéaire en une architecture réticulaire ; la transmutation d’un marché du livre, structuré avec la révolution industrielle, vers un écosystème, au sein duquel des partenariats et des échanges économiques se nouent et se dénouent au coup par coup (éditoriaux), ce qui, comme première urgence, rend indispensable une réforme de la librairie, dès lors qu’il s’avère que nous entrons dans une nouvelle logique de consommation, des biens culturels en général et du livre en particulier.

Le Web 2.0 va rapidement se révéler soluble dans le Web sémantique et dans son interface visuelle tactile en 3D. La frontière entre réel et, entre guillemets, “virtuel”, va s’estomper progressivement, puis, un jour, s’effacer. Une couche d’information augmentera alors ce que nous qualifions aujourd’hui de “réalité” et qui méritera dès lors les mêmes guillemets.

Dans les villes riches, réalité augmentée, géolocalisation, Internet embarqué et objets communicants permettront de vivre accouplé à une infosphère, dont la bibliosphère sera l’un des nombreux satellites.

Ce que sont aujourd’hui les commerces, les librairies, les bibliothèques et les autres services publics, seront dédoublés sur ce Web en temps réel, et, pour ce qui nous intéresse ici, de nouvelles relations clients/lecteurs – auteurs/éditeurs – libraires/bibliothécaires se développeront sur de nouvelles formes de sociabilité, dont nous commençons tout juste à avoir une idée avec des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Phèdre deviendra peut-être un prénom à la mode.

Voilà. J’ai écrit ce texte assis sur le canapé et l’ordinateur éteint. Et du coup, maintenant, je vais devoir aller le taper !


Lorenzo Soccavo a déjà donné une entrevue sur le blogue BiblioFusion, Le futur se livre: Gutenberg à l’heure du Web, et y collabore maintenant à titre d’auteur invité.


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Les enjeux du manuel scolaire à l’ère du numérique

Un excellent dossier aborde la question du manuel numérique. Celui-ci est examiné en profondeur sous l’angle des enjeux éditoriaux, technologiques et pédagogiques en donnant la parole à une panoplie d’acteurs de l’édition, du système scolaire et du Ministère de l’éducation nationale en France.manuel_electronique

On y constate qu’avec l’édition numérique des manuel, il faut redéfinir le manuel du futur, comprendre la nouvelle forme qu’il prendra sous l’influence des pratiques inventées par des auteurs en mode collaboratifs. Bref, on y interroge le concept même de manuel scolaire à l’heure du grand Collaboratif.

Et si le manuel se redéfinit, la pédagogie se repositionne: des expérimentations visent à stimuler les usages pédagogiques innovants qu’il ne manque pas d’introduire. C’est donc une nouvelle dynamique qui se crée au niveau des enseignants pour améliorer collaborativement la qualité de l’enseignement.

À lire sur le site du Centre national de documentation pédagogique.

D’autres billets:
Le futur se livre: Gutenberg à l’heure du Web
L’université du futur et le libre accès
L’université numérique et le nouvel univers de la documentation
Les universités face à la fracture numérique
Le Kindle sur le campus, un nouveau jouet ou de nouveaux enjeux ?
Déclinaison du futur (éducation)

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Les outils Web 2 de l’identité numérique

Une très intéressante présentation permettant de mieux comprendre tant la dynamique du Web 2.0 que la notion d’identité numérique est disponible sur SlideShare, par Luc Legay. Découverte via mon accès Twitter, dans une « chaîne de transmission » passant par @_Jeanne et @RomainTrillard, et originellement de @LucLegay!

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