Une Bibliothèque engagée

Après le Jour de la terre et la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, stimulé par le billet de Marie D Martel (Bibliomancienne) sur le Smart Growth je me questionne sur la neutralité apparente ou perçue de la majorité des bibliothèques.

engagement

J’adhère totalement à l’engagement fondamental et central des bibliothèques pour l’accès à l’information et c’est un très bon créneau, d’ailleurs fédérateur au moment ou les causes se multiplient. Mon passé de « militant » ressurgit et il me semble que l’effervescence est encore plus intense que dans les années ’80 alors que je participais à de nombreux groupes jeunesse (Environnement Jeunesse, Mouvement Québécois des Chantier, Groupe de Ressources en Tourisme Social du Québec, Tourisme Jeunesse, etc). J’ai d’ailleurs commencé à être info et « Network » boulimique à cette période… La différence c’est que mon « Networking » était avant tout articulé autour d’événements (je sais maintenant on doit écrire évènement), de tables de concertation et j’en passe; sans être répercuté par le « Net ».

Je me souviens que j’avais essayé de faire des liens avec la bibliothèque de mon Cégep afin de collaborer pour la diffusion d’information… Mais l’accueil avait été une fin de non recevoir! N’est-il pas temps que les bibliothèques dépassent le rôle utilitaire pour établir de véritables ponts avec les associations engagées dans la société ? Les ponts sont faits de très belle façon avec le milieu culturel, les cercles littéraires, mais ne faudrait-il pas s’ouvrir plus aux autres réalités?

Je sais que cette question, si elle est examinée plus en profondeur, soulèvera une panoplie de questions. Quelles causes ? Quel engagement ? Il sera difficile d’établir des critères de sélection, et la subjectivité encore plus importante que pour la sélection des livres. Après la « politique de développement des collections », faudra-t-il la « politique de développement des causes ». L’exemple du Smart Growth est déjà très pertinent et à continuer, le développement durable est un enjeux de société qui fait l’unanimité. Tiens, c’est peut-être une piste!

Et pour s’avancer dans un tel engagement, peut-on penser, en milieu publique, à un arrimage avec le service de développement communautaire ? Et en milieu scolaire un arrimage avec le service d’animation socio-culturel ? Mais aussi de travailler en priorité à la gratuité des manuels scolaires et de s’allier fermement au mouvement de l’Open Source/Open Access ? Je sais que des avancées se font dans ce sens, mais les bibliothèques sont généralement peut-être un peu trop timides… Tant mieux si je me trompe!

Finalement, le questionnement autour de la médiation numérique n’est-elle pas l’occasion de repenser les approches en bibliothèques?

Une Réponse to “Une Bibliothèque engagée”

  1. mariedmartel Says:

    Pierre,
    Je crois que ce billet devrait paraître sur N Biblio Québec également. Voilà un questionnement des plus intéressants et pertinents à soumettre.

    Je pense que la communauté bibliothèque devrait plus présente, plus engagée, plus visible sur les plate-formes publiques, plus militante. Elle a beaucoup à proposer pour contribuer à une société plus juste !


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