Étude d’OCLC et communauté de la bibliothèque

L’OCLC vient de publier une étude « Online Catalogs: What Users and Librarians Want » permettant d’approfondir la connaissance de la communauté bibliothèque. Je n’ai lu que le résumé exécutif pour le moment et l’OCLC propose une « pratique constituée sur des preuves », cette étude étaye la compréhension tant des usagers que celle du personnel de la bibliothèque.

L’OCLC confirme que les « attentes d’un utilisateur et ses pratiques en matière de navigation sur le Web influencent son utilisation du catalogue de la bibliothèque ». Les initiatives de rapprochement du catalogue aux tendances du Web doivent donc être continuées, Ouf ! Mais si l’interface d’un catalogue importe, « la qualité des données est également un facteur clé de l’utilité perçue du catalogue ».

Les objectifs de l’étude sont de (traduction libre):

  • Identifier et comparer les attentes en regard de la qualité des données d’un catalogue chez les utilisateurs et les bibliothécaires.
  • Comparer les attentes en regard de la qualité des données d’un catalogue auprès des différentes catégories de bibliothécaires.
  • Recommander les priorités sur la qualité des données d’un catalogue, en prenant en considération autant le point de vues des utilisateurs et des bibliothécaires.

Il sera intéressant de décortiquer/analyser/éplucher l’étude, mais pour une première synthèse je vais m’appuyer sur les principaux résultats relevés par l’OCLC (traduction libre):

  • L’expérience de l’utilisateur sur l’obtention des articles voulus est aussi importante, sinon plus importante, que son expérience de découverte.
  • Les utilisateurs s’appuient et désirent un « contenu augmenté » offrant des résumés et des tables des matières.
  • Il faut offrir une option de recherche avancée et des facettes permettant de raffiner les recherches pour guider, butiner et manipuler de grands ensembles de résultat.
  • Des différences importantes existent entre les utilisateurs et ceux qui travaillent à la bibliothèque au sujet des priorités pour la qualité des données d’un catalogue.
  • Les bibliothécaires et le personnel de la bibliothèque, comme des utilisateurs, voient la qualité des données d’un catalogue et les données en fonction de leurs tâches. Les utilisateurs veulent généralement trouver et obtenir les informations répondant à leurs besoins ; les bibliothécaires et le personnel de bibliothèque ont généralement des responsabilités et un travail à effectuer. Les tâches des bibliothécaires et du personnel influencent leurs préférences au sujet de la qualité des données.
  • Le choix des bibliothécaires au sujet de l’amélioration de la qualité de données reflète leur compréhension de l’importance de données à jour et structurées dans le catalogue.
    • Les résultats de l’étude suggèrent que « deux traditions d’organisation de l’information son en jeux -une de la bibliothéconomie et de l’autre du Web ». Il faudrait donc mettre en place « un programme de qualité des données qui équilibre les attentes des utilisateurs et des bibliothécaires en regard des catalogues ». Bref joindre le meilleur des deux mondes.

      J’ai hâte d’explorer les orientations et les actions précises à structurer pour rendre ce programme opérationnel ! Et de lire la prochaine étude car l’OCLC se propose aussi de continuer à développer la compréhension de la clientèle, mais je parlerais de « communauté bilbio ».

      MAJ 6 mai 2009: Billets sur le même sujet: Catalogues en ligne et qualité des données sur Figoblog et Un rapport sur les catalogues en ligne des bibliothèques sur le blog du Centre d’Economie de la Sorbonne.
      MAJ 19 mai 2009: J’ai modifié l’introduction et le titre du billet pour élaguer la notion de travail communautaire. C’est à explorer, mais je ne veux pas vous perdre avec mes liens ésoterribles! Souvenez-vous seulement que c’est un domaine dont on pourrait s’inspirer dans nos approches.

      Post billet:
      1- L’OCLC intègre l’utilisation des outils Web de communication sociale dans ses approches: WorldCat List Widget for your blog or website.
      2- BiblioFusion intègre l’utilisation des outils Web de communication traditionnels dans ses approches: vous pouvez vous abonner par courriel aux billets de ce blogue!

Publie.Net : Découvrir une nouvelle collection de livres électroniques! Pour votre bibliothèque

Publie.Net peut vous aider à garnir les rayons de votre bibliothèque numérique!

Les éditeurs ont un rôle central pour la distribution des livres, mais à l’heure du numérique leur travail sera assurément questionné et redéfini. La crise, comme dans le monde de la presse écrite serait même toute proche

Publie.Net, animé par François Bon, a décidé de se lancer dans l’aventure en 2008 en ouvrant un site dédié à l’édition numérique d’auteurs contemporains. Avec une présence numérique dynamique (blogue littéraire, Facebook et j’en passe) ainsi qu’un grand sens de l’animation du livre, Monsieur Bon propose une expérience littéraire d’un nouveau genre. Au plus grand plaisir des lecteurs!

Depuis janvier 2009, une offre de service aux bibliothèques permet un accès aux abonnés de celles-ci.

Il serait selon moi intéressant que les bibliothèques du Québec commencent à s’y abonner afin de s’ouvrir a cette nouvelle réalité.

La lecture peut se faire à l’écran avec une liseuse intégrée au site et pourrait aussi s’intégrer à un prêt de tablette de lecture. Chose certaine, c’est à expérimenter!

Si vous offrez déjà Publie.Net à vos abonnés (en France surtout), faites moi (nous) part de vos expériences

PS Fort heureusement la Bibliothèque de l’Université Laval y est déjà abonnée!

Travailler à (avec) la bibliothèque: passé, présent, avenir et devenir

Explorations du lundi

Pour continuer la réflexion sur la bibliothèque du futur, voici une sélection de sites à lire sous l’angle du rôle des personnels de la bibliothèque. De la théorie provenant de plusieurs sources, mais aussi une mise en application très intéressante au Cégep FX Garneau. Après ces lecturse, j’aimerais bien savoir comment vous imaginez votre travail dans la bibliothèque du futur!


Future Libraries: Once a Refuge, Now They Mean Business

Le regard éclairant du futurologue et prospectiviste Thomas Frey sur l’évolution des bibliothèques et le rôle qu’elles incarneront dans l’univers du numérique. J’aime particulièrement qu’il souligne la transition vers des entreprises plus « organiques ». Évocateur de la bibliothèque de demain!

Predictors of doom never understood the true nature of libraries. They are more than a stack of books. The remarkable structures and modest converted buildings that are libraries, these institutions are really living, breathing organisms. Much like plants that flourish in fertile soil, water and sunshine, libraries are thriving in an information-rich environment. The newfound popularity will be more than a short-term inconvenience. Libraries are here to stay.

Tribes: We Need You to Lead Us

Une introduction à l’auteur Seth Godin par Martin Lessard – Zéro seconde. A exlporer pour le leadership à développer afin d’animer nos communautés.

The people who are successful at it, what they have in common is they take action for the tribe and with the tribe as opposed to doing things to the tribe

Your life work: Librarian

Pour les amateurs de contraste, un film promotionnel datant de 1947 mais qui souligne des qualités intéressantes toujours pertinentes:
l’amour des gens, la passion du savoir, sauver le temps des usagers, orienter les usagers dans la profusion des livres en créant et utilisant les outils adaptés au contexte.

Merci à Claire Giroux de la Bibliothèque F.-X.-Garneau pour cette suggestion.

Néobiblio – Parce que les bibliothèques ne sont plus ce qu’elles étaient!

Pour compléter toute cette théorie par un exemple! Le blogue de la Bibliothèque du Cepeg FX-Garneau, un modèle à suivre…

Néobiblio est le titre d’un journal électronique de la bibliothèque du Cégep François-Xavier-Garneau à Québec. Ce sera aussi un blog. Contrairement au journal électronique, Néobiblio – Le blog sera un site bibliographique de ressources sur le web concernant différentes thématiques susceptibles d’intéresser la clientèle de la bibliothèque.

Comment je m’imagine dans la bibliothèque du futur

Je vous ai posé la question, je vais commencer par y répondre en fonction de ma réalité. Je suis mode exploration, pour puiser dans les fondements établis par des générations de bibliothécaires, je suis actif dans le présent (avec une vision de la bibliothèque du futur à mettre au focus), mais stimulé par son devenir. Je suis dans la bibliothèque du futur: apprenti prospectiviste , agent d’innovation et animateur d’une communauté de pratique.

Et vous, quelle est la couleur de votre travail dans la bibliothèque du futur?

Et pour ceux qui œuvrent dans d’autres secteurs (éducation, édition et al.) quelle forme prendra la coopération avec la bibliothèque du futur ?

Une Bibliothèque engagée

Après le Jour de la terre et la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, stimulé par le billet de Marie D Martel (Bibliomancienne) sur le Smart Growth je me questionne sur la neutralité apparente ou perçue de la majorité des bibliothèques.

engagement

J’adhère totalement à l’engagement fondamental et central des bibliothèques pour l’accès à l’information et c’est un très bon créneau, d’ailleurs fédérateur au moment ou les causes se multiplient. Mon passé de « militant » ressurgit et il me semble que l’effervescence est encore plus intense que dans les années ’80 alors que je participais à de nombreux groupes jeunesse (Environnement Jeunesse, Mouvement Québécois des Chantier, Groupe de Ressources en Tourisme Social du Québec, Tourisme Jeunesse, etc). J’ai d’ailleurs commencé à être info et « Network » boulimique à cette période… La différence c’est que mon « Networking » était avant tout articulé autour d’événements (je sais maintenant on doit écrire évènement), de tables de concertation et j’en passe; sans être répercuté par le « Net ».

Je me souviens que j’avais essayé de faire des liens avec la bibliothèque de mon Cégep afin de collaborer pour la diffusion d’information… Mais l’accueil avait été une fin de non recevoir! N’est-il pas temps que les bibliothèques dépassent le rôle utilitaire pour établir de véritables ponts avec les associations engagées dans la société ? Les ponts sont faits de très belle façon avec le milieu culturel, les cercles littéraires, mais ne faudrait-il pas s’ouvrir plus aux autres réalités?

Je sais que cette question, si elle est examinée plus en profondeur, soulèvera une panoplie de questions. Quelles causes ? Quel engagement ? Il sera difficile d’établir des critères de sélection, et la subjectivité encore plus importante que pour la sélection des livres. Après la « politique de développement des collections », faudra-t-il la « politique de développement des causes ». L’exemple du Smart Growth est déjà très pertinent et à continuer, le développement durable est un enjeux de société qui fait l’unanimité. Tiens, c’est peut-être une piste!

Et pour s’avancer dans un tel engagement, peut-on penser, en milieu publique, à un arrimage avec le service de développement communautaire ? Et en milieu scolaire un arrimage avec le service d’animation socio-culturel ? Mais aussi de travailler en priorité à la gratuité des manuels scolaires et de s’allier fermement au mouvement de l’Open Source/Open Access ? Je sais que des avancées se font dans ce sens, mais les bibliothèques sont généralement peut-être un peu trop timides… Tant mieux si je me trompe!

Finalement, le questionnement autour de la médiation numérique n’est-elle pas l’occasion de repenser les approches en bibliothèques?

J’aime la B… Bibliothèque! Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA)

J'Aime la B... Bibliothèque, le 23 avril JMLDA

J'Aime la B... Bibliothèque, le 23 avril JMLDA

Comment aimez-vous la Bibliothèque?

PS Mon billet précédent est plus en mots pour compléter ces images…

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Journée mondiale du livre et du droit d’auteur

… et l’effervescence du Web2.0 dans les bibliothèques au Québec!

Le 23 avril, célébrez la journée mondiale du livre et du droit d'auteur

Le 23 avril, célébrez la journée mondiale du livre et du droit d'auteur

On peut célébrer la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur ainsi que l’effervescence du Web 2.0 dans les bibliothèques au Québec! Il faut lire la revue de presse Web du Forum Bibliothèques de Montréal 2.0 pour constater comment la virtualité s’incarne maintenant dans le numérique et suivre la mobilisation de la « communauté Web-bibliothèques » via le groupe N Biblio Québec sur Facebook: 108 membres après quelques jours!

Plus proche de tous et chacun, cette journée est notamment soulignée par le Réseau des Bibliothèques de la Ville de Québec avec une collecte de livres québécois et par la Bibliothèque de Lévis avec une invitation à découvrir le monde du livre dans Internet, démontrant comment les activités d’animation peuvent allier numérique et physique.

Ma prédiction: Génération C (20 et 21 octobre), organisé par le Cefrio pour mieux comprendre les « nouveaux jeunes », favorisera un réseautage tout azimut grâce à une participation massive et le Premier congrès des milieux documentaires du Québec (11 au 14 novembre) nous permettra de passer à la vitesse grand W en unissant les forces du milieu des bibliothèques et de la documentation au Québec.

Un souhait: que la journée mondiale du livre et du droit d’auteur de 2010 soit joyeusement célébrée en alliant l’animation en mode numérique et présentiel pour prendre forme tant dans les bibliothèques que les écoles du Québec!

Une proposition: soulignez cette journée dès maintenant en envoyant une carte postale virtuelle!

C’est à suivre, au sens le plus littéral de l’expression..

La bibliothèque du futur – TransformationLab – Prototyping the Future

C’est trop intéressant comme vidéo, c’est la meilleure bibliofusion entre la bibliothèque numérique et physique que j’ai trouvé!

Inspirant non ?