La Bibliothèque de l’Université Laval, une référence pour le développement de la bibliothèque 2.0

Ce n’est pas moi qui le dis, mais Marie D. Martel, alias Bibliomancienne, de la Division de la planification et du développement du réseau des bibliothèques de la Ville de Montréal.

Je peux aussi réaffirmer l’idée de la collaboration entre les bibliothèques universitaires et publiques pour deux raisons. Primo, si les usagers de la bibliothèque universitaire arrivent avec un bagage d’expériences positives développées auprès des bibliothèques municipales ils seront plus enclins à participer, questionner et explorer les ressources de la bibliothèque. Secundo nous développerons une belle synergie et pourrons nous inspirer les uns et les autres! À ce sujet j’ai hâte de voir les services 2.0 émerger de la Bibliothèque de Montréal, je prédis que ce sera très fort et inspirant!

Je veux finalement souligner qu’il s’agit d’un travail d’équipe: un grand Bravo à tous mes collègues!

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La tablette de lecture: Un point tournant pour l’édition et les bibliothèques

Dans son article de prospective eBook : l’édition connaitra-t-il le même sort que la presse ? Fabrice Epelboin (ReadWriteWeb France) démontre de manière convaincante pourquoi la lecture numérique est proche de s’imposer et comment les éditeurs seront bientôt confrontés aux mêmes problèmes que la presse écrite. La lecture du livre électronique s’articulera essentiellement via les « eBooks readers » (tablette de lecture) qui optimisent la lecture écran tout en alliant mobilité et accessibilité.

“Une fois les premiers eBook readers ergonomiques sur le marché, l’arrivée d’un iPod du livre en quelque sorte, qui ne devrait pas tarder, l’adoption sera massive.”

Il présente son point de vue dans le contexte de la fragilité du milieu de l’édition, je souligne en condensé quelques points forts de son argumentation.

Selon Epelboin, la technologie est au point avec l’utilisant de l’encre électronique pour offrir une tablette de lecture offrant une bonne lisibilité, simple, pratique et économique tout en étant une solution écologique. Une masse critique de contenu s’offre aux consommateurs, dont les enseignants, pour les inciter à faire le saut dans un contexte de crise économique. L’auto publication et les nouvelles approches de diffusion avec les licences « creative common » amèneront aussi de l’eau au moulin pour faire pencher définitivement la balance.

Je suis en accord sur le fond, il reste à savoir comment l’industrie, les auteurs et les lecteurs réagiront face à ce nouvel environnement de diffusion du livre. Et aussi comment les bibliothèques se positionneront dans ce nouveau paysage…

Du côté de l’industrie, une question essentielle doit être réglée: celle de la portabilité des livres électroniques en lien avec les licences d’utilisation. Devons nous craindre une guerre de standards qui pourrait retarder l’émergence d’un modèle de diffusion ouvert et grand public? Comment les presses universitaires et les autres joueurs majeurs de l’édition savante vont-ils réagir? Toutes ces questions influenceront en retour le rôle de la bibliothèque et la gestion des ressources électroniques.

Du point de vue des lecteurs, je me questionne sur l’adoption de la tablette de lecture vis-à-vis des différents moyens techniques utilisés pour les autres types de lecture (blogues et autres lus avec un ordinateur). Mais les avantages seront là pour compenser, ce sera une adaptation supplémentaire et il faudra que la bibliothèque soit prête a jouer un rôle d’appropriation de la technologie.

Pour les auteurs, l’aventure pourrait se montrer définitivement attrayante, leur permettant de plonger dans un modèle d’édition où les interactions avec les lecteurs seront valorisées. Le dynamisme du Web 2.0 avec notamment la profusion de blogues et de sites littéraires n’est plus à démontrer. Sur ce point, les bibliothèques auront avantage à s’allier à ceux-ci pour bonifier le contact avec les lecteurs.

Chose certaine, ce sera la prochaine grande adaptation pour les bibliothèques dans leur rôle de médiation des contenus auprès des usagers! Les bibliothèques universitaires sont déjà largement confrontées au phénomène, il va bientôt se généraliser

Le rapport Horizon 2009 – Survol des technologies émergentes

Le rapport Horizon fruit de la collaboration du New Media Consortium et d’EDUCAUSE Learning Initiative identifie les technologies de l’information émergentes qui ont le plus de chances de s’imposer dans le milieu éducationnel au cours de l’année qui s’écoule puis dans un horizon de 2 à 3 ans et 4 à 5 ans.

Pour l’année 2009 ce seraient les technologies mobiles et le « cloud computing », d’ici 2 à 3 ans le géo-référencement et le Web personnalisé et d’ici 4 à 5 ans les applications sémantiques intelligentes et les objets intelligents.

Pour les bibliothèques, l’expérimentation du iPhone, notamment en médecine serait une piste particulièrement intéressante. Les interfaces de navigation utilisant les informations géographiques pourraient mettre en valeur les ressources statistiques mais aussi s’appliquer à des domaines comme les relations internationales. Mais c’est probablement avec le Web personnalisé que les bibliothèques pourraient faire le plus de chemin, d’un côté avec des services comme delicious et Netvibes, mais aussi en optimisant une navigation personnalisable intégrant l’OPAC, la recherche fédérée et les portails thématiques !

Via le blogue de Pierre Roberge qui propose une très bonne synthèse.ne

Web sémantique – Exploration visuelle

Le web sémantique fascine par sa capacité à rendre les données intelligentes avec des logiciels utilisant les métadonnées pour mettre en contexte les information… Mais c’est un sujet qui peut rester hermétique à aborder.

Présentation du Web sémantique

Présentation du Web sémantique

Pour approfondir le sujet, il faut explorer la présentation de Nicolas Cynober, elle est conçue avec un outil adapté et « intelligeant »: Pearltrees. Le fond et la forme sont intéressants, surtout avec la possibilité de choisir le niveau de lecture que vous désirez: débutant, confirmé ou expert.

Vous pouvez aussi consulter son blogue pour une information présentée de manière plus traditionnelle et d’autres ressources encore très pertinentes: des livres.

MAJ 21 avril Un tutoriel-démo offrant une synthèse de son utilisation.

Optimiser la veille avec les flux RSS

Voici un diaporama instructif de la Bibliothèque de l’École centrale de Lyon sur l’utilisation des flux RSS.

Leur site, qui positionne un blogue en accueil, présente aussi des caractéristiques intéressantes.

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La *r*évolution du livre continue

C’est une nouveau tournant pour le monde de l’édition savante: les Presses Universitaires de l’Université du Michigan passent d’un modèle centré sur l’imprimé à une édition basée sur l’électronique! La diffusion des publications savantes sera essentiellement en format électronique, ainsi ils n’imprimeront plus d’emblée de leurs publications mais offriront l’impression sur demande.

Au moment ou les presses universitaires mettent à pieds leurs employés, selon Phil Pochoda, « le modèle économique de l’édition savante n’est pas un échec, mais il est brisé ».

L’objectif de l’Université du Michigan est d’expérimenter une nouvelle approche pour publier et diffuser une production intellectuelle qui autrement ne pourrait vivre avec le modèle de l’imprimé. Le modèle des licences de site est utilisé, à l’instar des presses de l’Université Duke, qui viennet d’ouvrir le service e-Duke Books.

Un dossier à suivre sur leur blogue et dans Inside Higher Education

Et de l’eau au moulin pour Hubert Guillaud!

(Suite à un courriel de Guy Teasdale, Directeur de la Bibliothèque numérique et des technologies de l’information à la Bibliothèque de l’Université Laval)

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Qu’est-ce qu’un livre à l’heure du numérique ?

Dans le cadre du Forum Bibliothèques de Montréal 2.0, Hubert Guillaud (rédacteur en chef d’InternetActu) a fait une présentation inspirante et éclairante qui constitue une solide remise en question du livre et de la lecture traditionnelle par le livre électronique, plein de pistes sont à suivre. Je vous incite à le lire intégralement Qu’est-ce qu’un livre à l’heure du numérique ?, c’est une très bonne démonstration de la mutation en cours et j’aime particulièrement la notion de « livre social » qui peut guider le repositionnement de la bibliothèque dans le nouveau territoire de la lecture!

J’en retiens que nous sommes face à un éclatement du modèle du livre mais surtout de la lecture qui, selon Guillaud, « révèle et décompose nos modes de lectures ». Je vais paraphraser Raimondo Pannikar, qui parle de la « relavitité radicale du développement »: n’y aurait-il pas une « relativité radicale de la lecture » dont l’impact majeur est de favoriser la lecture socialisée dont parle Guillaud en faisant référence au « Read/Write Web ».

Le livre électronique représente un nouveau « continent documentaire » avec sa kyrielle de supports et ses multiples modalités d’accès qui questionnent directement le rôle de la bibliothèque. A l’heure du livre protéiforme, le modèle de la bibliothèque et de ses interactions avec les lecteurs, ne peut être qu’en mutation. Pour citer Guillaud « dans une économie de l’attention, le plus important n’est pas le contenu, mais le service ».

Et lorsque la planète Web offre aux lecteurs des services hautement interactifs comme Librarything (qui permet de commenter, recommander, partager nos lectures), les bibliothèques ne peuvent être qu’interpellées dans leur mission. La proximité traditionnelle des bibliothèques et des lecteurs doit s’articuler sur le Web.

Le travail ne fait que commencer!

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